• Écrivains en Herbe

    Année Scolaire 2016-2017

    Jeunes Critiques Libanais vs EB8

    Parlons-nous du mal du siècle ou d’une dépravation  des moeurs et des habitudes dans notre quotidien?
    Cette illusion perdue d’un monde utopique que seule la lecture peut guérir, ne pourrait s’incarner que dans les livres …
    Le Projet « Jeunes Critiques Libanais » offre à nos étudiants deux opportunités: la première, celle de s’ouvrir à la lecture de jeunesse et développer leur culture francophone, la deuxième celle de rencontrer au salon du livre au Biel 2016, l’auteur de l’oeuvre qu’ils ont lue et critiquée.
    Ayant participé à ce projet proposé par l’Institut Français de Beyrouth, un groupe d’élèves d’EB8, encouragés par la responsable de cycle Soeur Maïa El Beaino et encadrés par leur professeur de langue française, Mme Eliane Mouawad et Mme Carole Zgheib ont rédigé des critiques littéraires des ouvrages, Dix minutes à perdre de Jean-Christophe Tixier et Qui veut le Coeur d’ArtieShow? , d’Emmanuel Trédez et bien d’autres.
    La bonne surprise les attendra au Salon du livre 2016Emmanuel Trédez en personne sera au rendez-vous et répondra à leurs questions …

    Par la suite, un bouquet de critiques vous est présenté

     

    Elie Kefrawi
    EB8-B

    Titre du livre lu : Qui veut le cœur d’Artie Show ?
    Auteur : Emmanuel  Tredez
    Éditeur : Nathan
    Date de parution : 10 avril 2014

    Amour, passion…et désillusion

    Dans cette histoire, l’auteur réussit à jongler entre l’amour et la passion à merveille, pourtant, l’histoire n’est pas si intéressante! En effet, le lexique utilisé est trop familier. Par exemple, l’auteur utilise des termes appris dès les premières classes ! En outre, la fin n’est pas point déconcertante, puisque l’écrivain avait déjà mis en valeur l’identité d’ « Artie Show » par le moyen de plusieurs répliques. De plus, plusieurs passages descriptifs font défaut dans ce roman, surtout pour présenter certains personnages et leurs caractères, ainsi que quelques lieux, ce qui confond les lecteurs ! Aussi, une phrase est vraiment marquante dans ce livre : « Regarde-toi dans une glace ! Qui voudrait sortir avec toi ? Tu es couverte de boutons ! »Il serait possible d’ouvrir des débats, de faire des conférences, d’organiser des congrès, qui aboutiront tous à une même conclusion : nous vivons dans un monde où les apparences superficielles dominent. Finalement, ce livre est à laisser sur mon étagère à attraper la poussière !   

    Elie Kefrawi
    EB8-B

    Titre du livre lu : Dix minutes à perdre
    Auteur : Jean-Christophe Tixier
    Éditeur : Syros Jeunesse
    Date de parution : mars 2015

    Dix minutes à perdre, tout à gagner

    Entre l’indigence et l’opulence, entre l’ardeur de la vie et la gravitation de la mort, entre le devoir et le désir,…dix minutes à perdre, tout à gagner ! En effet, en bouquinant ce chef-d’œuvre de la littérature française, mon esprit fut imprimé par les exceptionnelles morales, et mon âme envoûtée par de telles valeurs exprimées par un tel lexique ! En premier lieu, ce livre est une divinité littéraire, jonglant entre des notions à la fois cohérentes et merveilleusement structurées. En second lieu, cette idole française est caractérisée par le suspense créé dès l’initial jusqu’à l’échéance. En troisième lieu, la borne est inattendue, produisant un sentiment de satisfaction chez le lecteur ! «  « Dix minutes à perdre » a dit mon père. Et peut-être douze lingots à gagner ? » Est-ce uniquement à cela qu’on songe actuellement ? Est-ce qu’on rend vraiment l’argent la seule et unique clef du bonheur ? Finalement, ce roman mérite une place de choix dans ma bibliothèque et n’est vraiment pas une perte de temps !

    Louis-David Merhi
    EB8 C


    Titre du livre lu : Des Ados Parfaits
    Auteur : Yves Grevet
    Éditeur : Soon Mini Syros
    Date de parution : Janvier 2016

    La Quasi-Perfection ça existe ?

    Nous voilà en 2037, Anatole et Célia sont deux ados surnommés les robots de la classe. En effet ils sont tellement parfaits que personne ne peut croire qu’ils sont de vrais humains. Un jour, ils reçoivent ainsi que cinq autres élèves de la classe aussi parfaits qu’eux une lettre adressée à leurs parents. Panique à bord ! C’est-ce que vont essayer de découvrir Anatole et Célia.

    Un roman de choix dans ma bibliothèque. En effet, le mélange de futurisme d’amour et de suspense nous permet, surtout aux ados, de vraiment plonger dans l’histoire. De plus, l’emploi du « je » ancre plus l’histoire dans les pensées du lecteur qui savoure chaque lettre du livre. Enfin, le plus surprenant est que la fin inattendue choque tellement le lecteur qui ressent les mêmes émotions que les deux ados.

    Pour conclure le tout, malgré le thème qui est surtout destiné aux adolescents, le livre est conseillé à tous. Alors lisez ce livre pour rajeunir ou bien grandir ! 

    Joudi Abi Abdallah
    EB8 C


    Titre du livre lu : Dix minutes à perdre
    Auteur : Jean-Christophe Tixier
    Éditeur : Souris noire SYROS
    Date de parution : 2015

    Un livre parmi d'autres

    Pourquoi choisir "Dix minutes à perdre", un livre qui parle d'un garçon qui découvre derrière le papier peint de sa chambre des inscriptions étranges. Premièrement le lexique utilisé est très riche, surtout quand il s'agit de décrire la peur comme "Une angoisse sourde nourrie le mugissement sinistre du vent..." à la page 86. "Dehors le vent s'est levé et semble avoir réveillé la maison." à la page 81 montre que le récit est riche en métaphore, personnification...

    Par contre il n'y a pas beaucoup de points d'exclamations. De plus il y a plusieurs fautes d'orthographe, par exemple "il faut fiche le camp" à la page 146. Cette phrase devrait plutôt être "il faut ficher le camp." Mais globalement je conseille fortement ce livre, surtout pour les passionnés de mystères.

    LynZeidan
    EB8 D

    Titre du livre lu : « Qui veut le cœur d’Artie Show ? »
    Auteur : Emmanuel Trédez
    Éditeur : Nathan
    Date de parution : Avril 2014

    Un amour d’artichaut

    Je trouve que ce livre n’aura jamais sa place dans ma bibliothèque. En effet, il est assez enfantin,  les actions se répètent et la fin est vraiment  très banale.Àmon avis, cette œuvre n’est surtout pas recommandéeà lire.Lefait que le serial lover au cœur d’artichaut tombe amoureux de cinq filles dont les lettres initiales forment le mot « amour » est illogique : choisit-on ses amoureuses ? D’ailleurs, la quatrième lettre n’était pas écrite par Artie Show lui-même, maispar un autre élèvevoulant se moquer de l’hypothèse de Suzy la destinant à Uma. Par contre, le jeu de mots utilisé tout au long du texte est surprenant et amusant à la fois. De même, les poèmes et les calligrammes sont aussi bien rédigésexprimant les sentiments de cet amoureux timide« tout d’abord, Maélys, il se peut que tu rosisses en lisant ces mots, voire que tu rougisses, car je n’évoque ici ni la cuisson des saucisses, ni la recette originale de la salade de Nice ». Enfin, ce que je veux dire par une fin banale : c’est que comment le serial lover a pu jouer deux rôlescomplètement différents ? Quelle est sa vraie identité : un garçon au cœur d’artichaut ou un journaliste passionnéà trouver le serial lover ? Si Benjamin ne se cachait pas derrière le nom d’Artie Show, et un autre élèves’était surnommé ainsi, le trouver à partir de ces indices ne serait-il pas beaucoup plus intéressant ?

    Elsa Bou Gebrael
    EB8-C-

    Titre du livre lu : « Dix minutes à perdre 
    Auteur : Jean-Christophe Tixier
    Date de parution : 2015

    Dix minutes à perdre
    Trente heures d’excitation

    Dix minutes à perdre, un livre de Jean-Christophe Tixier relate l’étrange  découverte de Tim, un adolescent de treize ans qui, suite à la phrase de son père   Si tu as dix minutes à perdre, commence à détapisser les murs de ta chambre, va se lancer dans une course contre la montre infernale. Cette histoire pour le moins déroutante nous entraine dans un monde différent, pourtant ressemblant en tout point à celui dans lequel nous vivons. Tim, le personnage principal, ainsi que Léa, sa voisine, sont deux des personnages de ce récit. Pleins de caractère, d’humour et de curiosité, ils nous aident à nous projeter dans ce nouvel univers. Avec un vocabulaire simple mais riche, Tixier met en avant une histoire entraînante et pleine de rebondissements, fait accentué par les verbes d’actions successifs   Je rampe, m’écorche les coudes […] puis roule pour me redresser.  (p.101-102), les verbes au présent qui apportent de la vie au récit, et le peu de description qui, en plus d’être comblé par des actions de plus grande importance, laisse au lecteur le plaisir d’imaginer la petite province dans laquelle Tim vient d’emménager. En outre, grâce au point de vue interne adopté par le narrateur, on comprend mieux les sentiments et les sensations éprouvés par le personnage, et ainsi, l’histoire est plus abordable, le lecteur plus impliqué. Cependant, la fin de l’œuvre est plutôt décevante, et toute l’excitation provoquée durant le récit  est perdue, vaine. En effet, après tout le suspense, voire même le stress suscité par le narrateur (parviendra-t-il à trouver les lingots ? Comment va-t-il s’en sortir ?), on s’attend à ce que la fin soit aussi vive que le début, provoquant l’euphorie chez le personnage comme  chez le lecteur, dans un sens positif ou négatif. Au contraire, la fin est, certes heureuse, mais sans surprise. Aussi, on aurait facilement pu imaginer une meilleure issue à l’intrigue. « Dix minutes à perdre » reste tout de même un bon livre qui occupera une place de choix dans ma bibliothèque, et que je vous conseille fortement de lire, si vous êtes fans d’action et de suspense.


    Nour Milan
    Classe : EB8 E

    Titre de l’œuvre : Dix minutes à perdre
    Auteur : Jean-Christophe Tixier
    Éditeur : Syros
    Date de parution : 5 mars 2015

    Le Grand Cliché de Tixier

    Les parents de Tim le laissent seul deux jours dans leur nouvelle maison. Son père lui lance comme une boutade : « si tu as dix minutes à perdre, commence à décoller le papier peint de ta chambre ». Facile à dire, Mais dès les premiers bouts de papier peint enlevés, un message apparait sur le mur. Tim, aidé par sa voisine Léa dont il tombe amoureux, se lance alors dans une chasse au trésor pour résoudre le mystère des douze lingots d’or. Le chauffagiste ou, « suspect numéro 1 », arrive pour remplacer la chaudière  déficiente.

    Il y a des auteurs qui savent vous happer dès les premières pages de leurs romans auxquelles vous ne pouvez plus résister jusque la dernière. Avec Dix minutes à perdre, Jean-Christophe Tixier fait partie de ceux-là. On veut découvrir ce qu'il se cache sous la tapisserie des murs de la chambre de Tim. On attend chaque nouvelle inscription et indice  avec beaucoup d'impatience. Les inscriptions arriveront-elles à nous donner des indices sur le  meurtrier et l'emplacement des lingots ? On découvre les éléments de l'intrigue très lentement, et on a peur avec Tim lorsque le plombier-chauffagiste traîne à la cave et casse plus de murs que nécessaires pour installer le nouveau ballon d'eau chaude, ou encore lorsqu'un vieux voisin vient rôder autour de la maison.

    Dix minutes à perdre et un livre à lire absolument.

    J’ai beaucoup aimé cette histoire qui devient passionnante au fil des pages. Un bon roman policier avec une intrigue qui tient la route, pas mal de suspense et de frissons. Le suspense est à son comble ce qui nous donne envie de lire la suite.




    Jennifer Hindi
    EB8 D

    Titre de l’œuvre : «La Grande Rivière»
    Auteur : Anne Rossi
    Éditeur : Magnard Jeunesse
    Date de parution : décembre 2014

    Des leçons inoubliables

    Le contenu du roman convient aux enfants de 8 ans. En effet, l’aventure leur est plus appropriée que pour nous, les jeunes de 14 ans. Malgré ceci, les aventures de Grenouille nous apprennent, qu’handicap ou pas, un enfant doit être aimé, encouragé, protégé… « Les hommes craignent ce qu’ils ne connaissent pas, ou rejettent ce qui est différent ». Cette phrase est une des plus importantes ; il faut accepter l’autre et surtout ne pas l’ignorer même s’il est totalement différent. En fait, le Seigneur nous envoie ces personnes pour nous tester : Avons-nous un bon cœur généreux ou égoïste qui ne pense qu’à lui-même ?

    Anne Rossi a inséré dans ce roman plein de leçons qui nous invitent à être plus aimables et chaleureux comme Grand-Aigle.


    Jennifer Hindi
    EB8 D

    Titre de l’œuvre : « Dix minutes à perdre »
    Auteur : Jean-Christophe Tixier
    Éditeur : Syros
    Date de parution : le 5 mars 2015

    Un roman à ne pas rater

    Avec « Dix minutes à perdre », Jean-Christophe fait partie des auteurs qui vous invitent dès les premières pages du roman à le lire jusqu’à la fin. En effet, le doute domine à partir de la phrase «Ceci est mon histoire » jusqu’à la dernière. Les éléments de l'intrigue se dévoilent peu à peu : nous nous mettons aux côtés de Tim pour découvrir ce qui se cache sous la tapisserie.  En outre, nous pouvons ressentir la peur et l’hésitation de l’adolescent. Tim trouvera-t-il les douze lingots ? En sortira-t-il vivant ? Des enfants âgés de 13 ans pourront-ils résoudre une telle énigme qui date des années ? … Chacun des lecteurs se posera ces questions. Enfin, ce roman est conseillé aux jeunes de notre âge puisqu’il contient des termes que seulement les adolescents utilisent comme « Skype », « loose », « ollie », « kickflips »   …




    Jennifer Hindi
    EB8 D

    Titre de l’œuvre : «Des Ados Parfaits»
    Auteur : Yves Grevet
    Éditeur : Syros
    Date de parution : août 2014

    « Dehors les 7 usurpateurs »

    Personnellement, je n’apprécie pas les romans sans fin qui précisent la nouvelle situation des personnages: dans « Des Ados Parfaits », Yves Grevet finalise cette œuvre sans indiquer si Célia et Anatole ont réussi à prendre la fuite ou non. Le mystère croît peu à peu d’un chapitre à l’autre jusqu’à la fin. En effet, personne n’aurait deviné sices ados ont une bosse dans la nuque car ils sont des clones.En outre, pour les lecteurs qui préfèrent le romantisme ce roman est parfait. Nous pouvons voir les deux personnages se rapprocher l’un de l’autre. Ces extraits le prouvent : « elle me tendit une joue que j’effleurai de mes lèvres en rougissant » ; « elle m’enlaça brusquement et me serra contre elle » ; « elle m’enlaça et posa ses lèvres sur les miennes ».

    Enfin, je vous conseille de lire ce roman si vous appréciez le romantisme ainsi que le mystère.

    Lyn Zeidan
    EB8-D

    Livre : « Dix minutes à perdre »
    Auteur : Jean-Christophe Tixier
    Editeur : Syros
    Date de parution : 2015

    « Commence par détapisser les murs de ta chambre… »

    « Dix minutes à perdre ? Á ce rythme, il me faudra au moins six mois pour détapisser toute la pièce. »

    C’est un roman dynamique qui trouvera sa place dans ma bibliothèque. Tim nous a pris dans une enquête passionnante. Le suspense est à son comble autant que l’intrigue est passionnante. Ce message trouvé sur les murs de sa chambre et la découverte de l’histoire passée de sa maison et de son dernier occupant, sont pour lui l’occasion de tromper son ennui et de vivre une vraie aventure, tout en résolvant une ancienne enquête, ce qui excite le lecteur, « soudain, sur le plâtre nu, une mystérieuse inscription apparait… ». Aussi, Léa, la nouvelle amie du héros, révèle quelques informations au sujet de ces étranges et mystérieuses inscriptions. Désormais, les dix minutes à perdre se transforment en des heures de recherche et de frayeur et au fil des pages, le lecteur s’attache de plus en plus à son roman. En outre, Timpréfèregarder son secret pour lui et  ne pas en parler à ses parents qui décideront de retourner immédiatement à la maison afin d’éclaircir ce mystère et de peur qu’il n’arrive quelque choseà leur fils. L’histoire est palpitante, mais au bout d’un moment, l’intérêt diminue un peu mais cela reste assez agréable pour les jeunes lecteurs. La syntaxe ainsi que la ponctuation sont souples.

    L’écriture de Jean-Christophe Tixier n’a pas de frontières, elle explore toute la palette des nuances et des demi-teintes qui vont du pastel pour enfants au noir le plus dense.Sans doute, à travers ses nouvelles, on a le plus de chance de rencontrer cet homme observateur en toute finesse.

    Finalement, j’incite les lecteurs cherchant un livre plein de suspense et agréable, à lire ce roman passionnant.





     Dans le cadre de la découverte du genre de la nouvelle, les apprenants de la classe de 4ème: Lynn Azar (4èmeA) et Fawzi Abou Jalad (4èmeD)  ont rédigé, à leur manière, un récit fantastique où le surnaturel et le doute sont maîtres de ce genre.

    Il était une heure du matin et la pluie frappait lugubrement contre les vitres. J’étais enfoncée dans mon fauteuil, face à la télévision. J’avais un peu de fièvre depuis quelques jours, je me sentais souffrante, ou plutôt, je me sentais épuisée. J’étais aussi apeurée  par la profonde solitude et par le silence de mort.

         Pendant que je contemplais la grande horloge que j’avais héritée de mon grand-père, j’entendis un murmure provenant de l’intérieur du cadran. Oh mon Dieu ! C’était une voix humaine !

          La voix était douce et douloureuse, elle faisait vibrer les nerfs. Mes membres inferieurs furent paralysés, et ma respiration coupée. Je voulus crier, je ne pouvais pas, je voulus remuer, je ne pouvais pas, je voulus me lever, je ne pouvais pas ! Soudain, la petite aiguille de l’horloge tourna. L’horloge bougeait, elle bougeait ! Le sang se glaça dans mes veines. Mon cœur était rempli de peur et de dégoût. Je tremblais comme une feuille morte et j’étais trempée de sueur. Je fus saisie d’une peur bleue. D’abord, je me levai, je ne compris rien, puis je ressentis une émotion si terrible, que je m’asseyais, ou plutôt, que je tombai sur le fauteuil ! Soudain, je me redressai pour regarder autour de moi, puis je me rassis, éperdue de peur et d’étonnement devant cette horloge. J’entendis bouger une présence invisible. Je sentis qu’un être était tout près de moi, à me toucher. L’esprit de mon grand-père qu’on avait maltraité, revenait-il pour hanter cette demeure ? Pourtant, je ne croyais pas aux fantômes ! Étais-je victime d’une hallucination ? Je fus prise d’une colère contre moi- même, car il n’était pas permis à une jeune femme saine d’esprit, pleine de raison, bien éveillée d’avoir une telle hallucination et de demeurer, clouée, épouvantée devant une horloge ! Prise de peur, je regagnai ma chambre. Je tournai comme une toupie sans trouver le sommeil. Enfin, je dormis probablement, mais ce fut pour être assaillie par les rêves les plus étranges.

          Je me réveillai le matin, et j’étais certaine, certaine comme l’alternance des jours et des nuits que j’étais le jouet d’une imagination, jusqu’au moment où je vis des petits cheveux blancs comme la neige sur mon lit ! Mes dents claquaient. L’âme de mon grand père, était- elle présente à ce moment, tout près de moi ?

          Le jour sombre et pluvieux commença à paraître. Quel mortel aurait pu supporter l’horreur d’une telle situation ? Je restai là jusqu’au lendemain, sans oser bouger d’un pouce. 

    Deux jours plus tard, je consultai des médecins sur mon état nerveux qui m’inquiétait beaucoup depuis cette nuit horrible. Aucune explication rationnelle.           

    Lynn Azar
    EB8



    Toutes les nuits, je m’enfonçais dans mon fauteuil, face à la télévision,  essayant de meubler ma solitude. Mais ce soir-là, fixant la grande horloge que j’avais héritée de mon grand- père, je perçus une voix humaine parvenant de l’intérieur du cadran…Un frisson me parcourut le dos et je sentis l’horloge bouger ! 

    C’était une nuit sinistre. Je retournai de mon travail à la maison, épuisé et regagnai mon fauteuil comme toutes les nuits, face à la télévision, pour oublier ma solitude. 

    Soudainement, j’entendis un « Bonsoir » venu de nulle part. Ensuite, je tournai, et je vis ma grande horloge bouger ! 

    « Quelle émotion ! Une horloge qui parle, marche ! Était-ce un rêve, une hallucination ? » Je me posais toutes ces questions lorsque l’horloge vint vers mois. J’étais pris d’épouvante. Je courus à toutes jambes et me cachai derrière mon fauteuil. Puis, je levai ma tête, quand soudain, la créature me bombarda d’aiguilles piquantes comme les aiguilles d’une rose qui me transperçaient le corps à la vitesse d’une fusée. Ensuite, les chiffres s’arrachèrent un à un de l’horloge et s’affichèrent en l’air devant moi, formant mon nombre malchanceux ! Puis l’horloge prit la photo de mon grand-père posée sur sa tête et la brûla. On sentait l’odeur suffocante de la fumée. À ce moment-là, mon corps était mou comme une éponge. Je sentais des frissons qui me parcouraient le dos. L’horloge s’avança vers moi, produisant un bruit strident à chacun de ses pas. Mon cœur battait à tout rompre. J’étais à terre, mon heure avait sonné. Ensuite, je m’évanouis. 

    Plus tard, je repris conscience et m’assis dans mon fauteuil. « Était-ce un rêve, ou la réalité ? »Je réfléchissais à la réponse quand je remarquai la présence de la photo mi-brûlée et des cendres sur le sol. 

    Enfin, je courus vers cette horloge maléfique et la jetai dans la cave. Je fermai la porte à clé et je ne passais plus jamais près d’elle. Une chose était sûre, ma maison était hantée. Mais…Qui contrôlait cette horloge ?

    Fawzi Abou Jalad
    EB8

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